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«…Parce que l'intérêt porté par Joanne Leighton à l'architecture n'est pas nouveau, les entre-lignes chorégraphiques de sa nouvelle performance Display/Copy Only apparaissent comme une confirmation. Interrogeant la relation du corps à l'espace et de l'espace au mouvement, elle s'entourait déjà de Bernard Tschumi et de ses théories dans un précédent travail intitulé We can Build you. Plaçant la construction de la danse au centre au centre de ses investigations, elle s'interrogeait ainsi sur la structure de la danse, du mouvement, de l'espace et de la hiérachie qui les unissent. Les liens entretenus avec Zaha Hadid, Daniel Libeskind ou MVRDV pour des spectacles voulus comme des concepts dérivés d'architexture sont autant d'indices révélant un mode de recherche spatiale excessivement pertinent.»
Laurence Calafat Archistorm Review 2004
Archistorm «… Dans les premières minutes, on se prend à chercher les traces des propositions. On tente de reconnaître le style de Jean-Claude Gallotta, Russel Maliphant, Thierry Smits ou Frédéric Flamand qui tous ont participé au projet, certains donnant des phrases chorégraphiques existantes, d'autres créant quelque chose pour l'occasion ou livrant des propositions par écrit ou par vidéo. Mais très vite, on oublie l'idée de patchwork pour ne plus voir qu'une chorégraphie qui, rassemblant tous ces éléments épars, devient une formidable machine à interroger la danse et l'espace. Pour ce faire, elle utilise le son, l'humour (avec un passage hilarant mettant aux prises deux des danseurs construisant une séquence) et, par-dessus tout, la danse elle même. Celle-ci est omniprésente, variée et parfaitement cohérente à la fois, le son du début de la performance enregistré en direct et rediffusé dans une étonnante mise en abyme ou encore la rencontre entre une bande-son de répétition orchestrale et les évolutions des danseurs semblant obéir aux injonctions du chef d'orchestre. Ajoutez à cela l'incroyable culot de costumes à la Presley période Las Vegas qui après avoir provoqué l'hilarité du public, deviennent comme une évidence par leur multiplication sur chacun des danseurs, et vous obtenez un spectacle en forme d'ovni qui parvient à combiner intelligence, beauté, humour, poésie et une sacrée dose de prise de risque.…»
Jean-Marie Wynants Le Soir - mars 2004
«…Dans un processus d’inclusion des désirs et souvenirs du public, Joanne Leigthon trouve de nouveaux prétextes au geste dansé. Elle relie ce geste à l’histoire contemporaine de la danse tout en prenant appui sur les choix du public. Les références sont claires et les aficionados reconnaissent rapidement les références esthétiques, soulignées par des costumes très griffés. Une robe façon «Pina», une autre plutôt «Anne Teresa», une encore typée «Orlyn»,et un costume d’homme genre «Nadj», parmi lesquels les spect‐acteurs doivent choisir, avant de designer la musique d’accompagnement… Si cette proposition répond à une question c’est à celle des prétextes que la danse doit se trouver aujourd’hui pour exister. Son histoire, son actualité même et son public semblent être les réponses fournies par Joanne Leighton».
Ninon Prouteau revue Mouvement
Mouvement «…La chorégraphe Joanne Leighton a offert au public un peu de son univers, tout en douceur et élégance. trois danseuses - Marie-Françoise Garcia, Katrien Vandergooten et Joanne Leighton - évoluent aux côtés de la violoniste Hae-Sun Kang, muse de Pierre Boulez, membre de l'ensemble Intercontemporain. Naît de ces trois individualités, de ces trois personnalités hautes en couleurs superbement mises en valeur par les créations vestimentaires de la styliste Sandrina Fasoli, un trio de solos. Chacune donne une part d'elle-même, au son de la musique jouée en direct signée Michel Jarrell et Luciano Berio mais aussi du texte parlé du compositeur John Cage…».
Marie Liégeois - La libre Belgique - janvier 2008